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Ils ont dit : Jean-Charles MARCHIANI

Publié le 1er janvier 2004 par Survie
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"J’ai appris par votre journal que j’aurais bénéficié d’une faveur de l’administration fiscale, ce qu’a formellement démenti le ministre du Budget. Je n’ai bénéficié d’aucune faveur. J’ai adressé à l’administration mes observations en réplique à ses notifications de redressement. J’ai fait observer :

1. que je n’avais jamais perçu les commissions ou honoraires qu’elle prétendait réintégrer dans mon revenu ;

2. que des éléments provenant soi-disant de procédures pénales auxquelles j’étais totalement étranger ne pouvaient m’être opposés ;

3. qu’enfin il ressortait de la convention franco-helvétique d’entraide judiciaire qu’aucune utilisation politique, militaire ou fiscale ne pouvait être faite des éléments transmis par une juridiction d’instruction à une autre.

Il est donc normal que l’administration fiscale suspende ou annule ces recouvrements totalement injustifiés."

Jean-Charles MARCHIANI, lettre au Monde du 13/12/2003.

Au lecteur de s’accrocher, le genre littéraire du superbarbouze Marchiani n’est pas des plus simples. Je commence par nier que j’aie « bénéficié d’une faveur » pour finir par admettre que j’ai obtenu une suspension ou annulation des recouvrements demandés par le fisc. Ce n’est pas une faveur parce que le fisc avait tort. Il avait tort parce que je n’ai jamais rien fait ni rien touché. Ou plutôt, j’ai touché, mais le fisc ne le sait que grâce à des documents transmis par la justice suisse, documents dont il n’a pas le droit de se servir. Autrement dit, je peux faire pis que pendre, je suis protégé par le secret bancaire et les paradis fiscaux, sans compter le secret-défense. Dégagez, ya rien à voir !

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