Consternant
Le 23/08, le représentant spécial de l’ONU au Soudan, Jan Pronk, a déclaré à la BBC : « Des violations massives des droits humains sont commises [au Soudan] et nous devons les faire cesser. On ne constate pas de meurtres de masse dans le pays, mais il y a quelques tueries [some killing]. Il n’y a cependant aucune raison de penser que le gouvernement en est l’instigateur, comme ce fut le cas au Rwanda il y a dix ans, même s’il a été derrière une partie de l’instabilité [1] ».
M. Pronk déclare par ailleurs : « Ce qui importe est notre besoin de protection, la protection des populations, et nous n’avons pas assez de forces pour les protéger ».
On est atterré devant de telles proclamations. La responsabilité de Khartoum est avérée. À quoi sert de « protéger » une population si l’on transforme un crime contre l’humanité en « crise humanitaire », si les moyens susceptibles d’enrayer la menace ne sont pas mis en œuvre ? Que représente ce représentant vraiment très spécial ?
Selon des officiels du ministère des Affaires étrangères britannique, le Conseil de Sécurité ne souhaite pas avoir recours à des sanctions lourdes à l’égard du Soudan, telles un embargo pétrolier.
Consternant.
[1] le verbe est résolument au passé
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