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Chiens de garde (Bolloré)

Publié le 1er mai 2006 par Victor Sègre

Alors que les marchands de canons possèdent déjà la quasi-totalité de la presse française, Bolloré tente à son tour de s’y creuser une niche.

Orientant une part de ses investissements vers l’audiovisuel depuis 2001, il s’intéresse maintenant à la presse écrite. Après avoir tenté de s’introduire dans le capital du journal Libération « car c’est un journal indépendant et nous le sommes aussi » [Bolloré, AFP, 10/03], Bolloré a finalement décidé de lancer un journal gratuit à partir de septembre prochain, concurrençant les projets identiques du Monde et du Figaro.

Dans une interview au journal ivoirien Fraternité Matin [03/04], M. Roussin, vice-président et administrateur de Bolloré, s’expliquait sans fard sur l’intérêt de posséder des médias : « Le groupe vient d’ailleurs de créer une télévision dans la TNT qui s’appelle Direct 8. Tout cela répond à une stratégie coordonnée et cohérente pour avoir un pôle de communication qui contribuera à assurer une meilleure communication du groupe. » Au moins les choses sont claires !

Une conception du journalisme indépendant sans doute largement partagée par Arcadi Gaydamak, soucieux de son image de marque et de ses soucis avec la justice française, au point d’essayer, sans succès pour le moment, de s’emparer de France Soir.

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