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Total privatise la marine camerounaise

Publié le 1er mai 2009

Le golfe de Guinée et ses immenses champs pétroliers sont au centre de toutes les attentions sécuritaires. Il s’agit pour les compagnies pétrolières de pomper (et polluer) le plus tranquillement possible à l’abri des sabotages d’oléoducs, attaques de navires et enlèvements d’employés locaux et étrangers de groupes comme le Mouvement pour l’émancipation du delta du Niger (Mend) qui revendiquent une meilleure redistribution des revenus de l’or noir. Dans le delta du Niger, des unités de la police et de l’armée nigériane sont déjà équipées par les multinationales en plus des sociétés de sécurité privées qui opèrent dans la zone. Amnesty International a récemment dénoncé le recours, de plus en plus fréquent, par la police nigériane, à la torture, aux exécutions extrajudiciaires et aux disparitions forcées pour juguler les actions des groupes armés.
Au Cameroun voisin, dans la péninsule de Bakassi, les Bakassi Freedom Fighters (BFF) ont fait récemment la Une avec l’enlèvement d’employés des groupes Bourbon et Total. A ce sujet, la Lettre du continent (n°562) nous révèle que Total finance les opérations de six des huit bâtiments de la marine camerounaise pour surveiller ses plateformes.

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