Putschwashing

Publié le 4 septembre 2009

Après le « greenwashing » utilisé par les industriels et leurs publicitaires pour donner à l’opinion publique une image écologique responsable, il faudra s’habituer au « putschwashing » (Benito Perez, Le courrier, Suisse). « Ou comment renverser manu militari un gouvernement démocratique sans renoncer au discours légitimateur des saintes urnes. » (…) A chaque fois, les grandes puissances feignent l’opprobre, puis constatant le parti à tirer de la situation, appellent à une solution « pacifique » et « concertée » de la « crise », façon hypocrite de légitimer le coup d’Etat et ses auteurs. »

Ceux qui – après les promesses Nicolas Sarkozy – espéraient voir la Françafrique décliner en sont pour leurs frais. Le cas de la Mauritanie est à cet égard exemplaire. L’Elysée en a scénarisé l’épilogue. Billets d’Afrique (n°182, juillet-août) a déjà évoqué les contacts rapprochés de Mohamed Bouamatou, richissime mécène de la junte, à l’Elysée, et l’empressement du trio Guéant, Bourgi, Joyandet à légaliser le pouvoir du général Abdel Aziz. « Pour l’anecdote, le vernis démocratique de l’élection du 18 juillet doit beaucoup au chef des observateurs de l’Organisation internationale de la francophonie, qui n’était autre que le Burundais Pierre Buyoya. Un « démocrate » dont le passé de major, de putschiste puis de président à la botte de Paris rend l’expertise particulièrement pertinente... »

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