Total, une malédiction pour Madagascar
En même temps qu’Andry Rajoelina séjournait à Paris, un petit-déjeuner d’affaires réunissait, heureux hasard, des investisseurs français autour notamment de l’ambassadeur de France à Madagascar, Jean-Marc Chataignier, et Lionel Levha, directeur de Total Exploration Production Madagascar. Tout ce beau monde a débattu, entre viennoiseries et jus d’orange, de l’année 2010 et de la reprise de l’économie, une fois la crise politique passée. En sont-ils si sûrs ?
Ce petit déjeuner a également été l’occasion d’étudier les secteurs qui peuvent se développer avec deux éclairages particuliers sur l’environnement des grands projets miniers. Parlons un peu de ceux de Total qui prépare l’exploitation d’un gisement de sables bitumineux à 300 km de la capitale avec une réserve estimée à 2 milliards de barils. Et Total lorgne sur six autres sites. Un véritable désastre écologique tant l’exploitation difficile des sables bitumineux est destructrice pour l’environnement. L’exemple de la province canadienne de l’Alberta est là pour témoigner : raréfaction des ressources en eau (6 barils d’eau pour un de pétrole), rejets massifs de soufre, de métaux lourds, pluies acides, etc.
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