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L’Afrique merveilleuse du CIAN

Publié le 9 septembre 2010 par Jean-François de Montvallon

Dans la lettre de juillet-août du CIAN (Conseil français des investisseurs en Afrique), son président Alexandre Vilgrain se laisse aller à une émotion bien compréhensible.

Qu’on en juge : présent pour la première fois au Sommet France-Afrique de Nice fin mai, il a pu entendre Laurence Parisot décréter, devant un parterre de chefs d’Etat, que « l’investissement privé allait faire passer le continent du statut “à développer” au statut “émergent”. On imagine la liesse dans les foyers africains…

Certes la malnutrition est durablement présente puisque « les récoltes ne sont pas au rendez-vous », mais on est soulagé d’apprendre que grâce à la déclaration de Yaoundé du 20 mai, « c’est désormais à l’Entreprise, enfin protégée (sic) par une véritable volonté politique de prendre le relais ».

Pour être tout à fait rassuré, on aimerait en savoir plus sur la nature exacte de la protection évoquée, mais bon… faisons confiance à la nouvelle religion de l’Entreprise.

Lors de ce même sommet, la France « s’est mise de façon très intelligente (pléonasme qui a échappé au président) en position de partenaire plutôt que leader, évitant d’être critiquée sur le terrain “historique” ».

Cette prudence semble bien excessive. En quoi l’histoire des relations de la France avec le continent africain serait-elle susceptible d’être critiquée ?

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