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Nécrologie : souvenons-nous de Guillaume...

Publié le 7 octobre 2010 par Odile Tobner

Guillaume Unvoas, militant associatif engagé sur le terrain au Burkina Faso, et adhérent de Survie est décédé le 26 mars 2010 à l’âge de trente ans.

Il n’a pas dix-huit ans lorsqu’il découvre l’Afrique au cours de chantiers de solidarité nationale en Afrique de l’Ouest. Cela décidera de sa vocation.

Un ami Ivoirien, Parfait Sea, à qui il est resté lié depuis cette époque, dit : « L’Afrique était pour lui sa raison d’être et jusqu’à la fin de sa vie sur terre, il a vécu pour ce continent.

C’est dans ce cadre, qu’il a créé une association pour aider la commune de Zorgho au Burkina Faso. Sans oublier ce qu’il m’apportait pour la Côte d’Ivoire à travers Poya International.

Pour tous ces faits, je voudrais lui rendre aujourd’hui plus que jamais un vibrant hommage. Car désormais on pourra l’appeler Guillaume l’Africain. »

Au Burkina Faso, où il fait d’abord le stage de fin de ses études, Master II sur les relations avec les pays en voie de développement, puis où il crée l’association ADATZ (Association pour le développement et l’aménagement territorial de Zhorgo), il vit comme un Burkinabé et non comme un expatrié. C’est en effet l’abolition de cette césure persistante dans la coopération qui est la condition pour comprendre les vrais enjeux, avec les vrais citoyens locaux.

Il vient tout naturellement à Survie. Selon un ami Burkinabé : «  Il dénonçait avec ferveur et conviction certains comportements de la métropole envers les pays africains. Grâce à Guillaume, nous avons pratiquement tous lu (ses amis) le livre « Noir silence ».  »

A ses amis, à son épouse Géraldine, qui a fait un appel à don à Survie lors des obsèques de Guillaume, nous disons toute notre sympathie dans le chagrin de la perte d’un être rayonnant d’attention à autrui, et notre tristesse que disparaisse avec lui un des trop peu nombreux et précieux artisans d’un véritable lien entre les peuples.

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