Billets d'Afrique 212 - avril 2012
Au sommaire de ce numéro
Édito
Terrorisme - Le Mali dans l’œil du cycloneSalves
- Rwanda - Dix-huit ans après le génocide, la France toujours complice /B_post>
- République Démocratique du Congo - RDC : l ’Agence française de développement et le barrage d’Inga III /B_post>
- Afrique - La responsabilité sociale des entreprises au secours de l’impérialisme /B_post>
- Alain Juppé - Nouhoum Keita : « Il faut réconcilier les Maliens avec leurs institutions » /B_post>
- Faure Gnassingbé - Togo - un dictateur à bout de souffle ? /B_post>
Brèves d’Afrique et d’ailleurs
- Cameroun - Cameroun : une victoire judiciaire pour le maire Paul Eric Kingué /B_post>
- Libye - La France hors la loi en Libye /B_post>
- Cameroun - Issoufou, Biya et les socialistes français /B_post>
- Niger - Le Niger, une filiale d’Areva /B_post>
- Rwanda - Rwanda, St-Ex : un arrêt pour la forme /B_post>
- Biens mal acquis - Les breloques de Guéant /B_post>
- Madagascar - Un sénateur socialiste, ami de Rajoelina /B_post>
Édito
Le Mali dans l’œil du cyclone
Après la Libye et la Côte d’Ivoire, passées sous contrôle occidental à la suite de guerres menées notamment par l’armée française, on subodorait que le Mali était le prochain sur la liste.
Cela n’a pas manqué : on assiste depuis janvier 2012 à la réactivation de la rébellion du mouvement national de libération de l’Azawad, mouvement sécessionniste revendiquant la partie saharienne du territoire malien.
Puissamment armé, le MNLA a lancé dans le nord-est du pays une offensive victorieuse contre l’armée malienne. Le 24 janvier, à Aguel Hok, les rebelles ont exécuté, dans des conditions atroces, 80 prisonniers de guerre. On peut voir dans ce massacre l’origine du putsch militaire qui a renversé, le 21 mars, le président Amadou Toumani Touré. Depuis février, en effet, des familles de militaires, mais aussi des jeunes, se rassemblent pour dénoncer l’impuissance du chef de l’État, voire sa complicité avec la rébellion, et ces manifestations, parties du camp militaire de Kati, ont gagné Bamako et Ségou.
Les déclarations faites le 26 février par Juppé à Bamako, où il a été accueilli par des manifestations hostiles, n’ont fait que jeter de l’huile sur le feu. Celui-ci s’est dit convaincu qu’il n’y aurait pas de solution militaire à la crise au Nord-Mali, ajoutant : « Il faut donc prendre la voie du dialogue aussi inclusif que possible avec tous ceux qui doivent s’assoir autour de la table et le président Amadou Toumani Touré a confirmé que c’était son intention ». C’était méconnaître totalement la situation ainsi que l’état d’esprit de l’armée et de la population malienne. En pompier pyromane, le même Juppé n’a pas manqué, une fois Touré destitué par de jeunes officiers, de lancer de vertueux appels au retour de la légalité constitutionnelle, demandant à la junte militaire d’organiser des élections.
Pendant ce temps, les vastes étendues du nord sont livrées à divers mouvements groupusculaires, mais surarmés. Outre le MNLA, on a le MPA (Mouvement populaire de l’Azawad) salafiste devenu le mouvement fondamentaliste Ançar Edine, sans compter l’AQMI, qui, ensemble ou séparément, revendiquent de lutter, qui contre l’État malien, qui pour la Charia, contre l’Occident, etc. Les habitants des localités du nord, en butte à leurs attaques ou craignant les représailles, s’enfuient vers le sud ou les pays limitrophes. Une grande partie des 200 000 personnes qui ont ainsi fui les combats vivent désormais dans des conditions critiques sur le plan humanitaire. Le cortège habituel des calamités de guerre s’abat sur un pays qui a le malheur de se trouver pris entre les manœuvres d’une politique française à la gribouille et la convoitise que suscite, chez les grandes puissances, un territoire quasi vide et recelant d’immenses ressources minières encore inexploitées. Une telle situation est propice à la création d’un État-fantôme assujetti, dont on fera au minimum peser la menace sur le Mali s’il ne consent pas à s’aligner sur les mots d’ordre de « protecteurs » intéressés.
On observe en effet que ni la CEDEAO, communauté des États d’Afrique de l’Ouest, ni la France, ni les États-Unis, ni l’Union européenne, si empressés à exiger des putschistes le retour à la légalité républicaine, n’ont demandé aux mouvements séparatistes qui sèment le chaos au Sahara de cesser leurs violentes attaques contre l’État et les citoyens maliens. Il faut croire qu’un Mali rétif aux injonctions des puissances étrangères gêne plus les appétits impérialistes qu’une guerre civile frappant opportunément une région convoitée.
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Publications
4 pages "Areva en Afrique" par ,
Areva en Afrique par
Comores-Mayotte : une histoire néocoloniale par
Petit guide de la Françafrique par
- 388/813 Cameroun
- 567/813 Tchad
- 483/813 Complicité de la France dans le génocide des Tutsi au Rwanda
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- 744/813 Rwanda
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- 178/813 Afrique
- 123/813 Aide Publique au Développement
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- 142/813 Areva
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- 139/813 Assassinat du juge Borrel
- 446/813 Élections
- 209/813 Biens mal acquis
- 100/813 BNP Paribas
- 183/813 Bolloré
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- 102/813 CPI (Cour Pénale Internationale)
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- 157/813 Darfour
- 214/813 Denis Sassou Nguesso
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- 166/813 Djibouti
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- 102/813 Faure Gnassingbé
- 813/813 Françafrique
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- 336/813 Nicolas Sarkozy
- 162/813 Niger
- 140/813 Omar Bongo
- 153/813 Organisation des Nations Unies
- 172/813 Patrick Balkany
- 280/813 Pétrole
- 270/813 Pillages des ressources
- 106/813 Population victime
- 124/813 Racisme
- 147/813 Répression
- 249/813 République Démocratique du Congo
- 151/813 Soudan
- 428/813 Togo
- 108/813 Total Fina Elf
- 104/813 Ventes d’armes


L’Or noir du Nigeria