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Les délocalisations frappent aussi l’espionnage

Publié le 10 septembre 2013 (rédigé le 1er septembre 2013) par Billets d’Afrique et d’ailleurs...

Ces derniers mois ont vu une avalanche de révélations sur un système global d’espionnage des internautes de la planète par le renseignement des États-Unis  : le projet PRISM. On doit ces fuites à un ancien sous-traitant des services américains du nom d’Edward Snowden, aujourd’hui en exil.

En juillet, le journal Le Monde « révélait » que la DGSE française faisait de même avec l’ensemble des communications en France.

Mais un des spécialistes de ces questions du même journal, Jean-Marc Manach, qui n’a bizarrement pas été associé à l’enquête de sa rédaction, est pour le moins dubitatif sur la faisabilité d’un espionnage de telle ampleur par les services français. Il relaye l’avis d’un chercheur qui parie plutôt sur une «  tentative de désinformation, de manoeuvre de roulement de muscles, ce qui est habituel dans le monde du renseignement  : plus c’est gros, plus ça passe ».

Il accorde par contre bien plus de crédit à la possibilité d’interceptions délocalisées, qui se brancheraient sur les grands câbles intercontinentaux par lesquels transite l’ensemble des échanges via internet.

Cette thèse, émise initialement par le site Reflets.info et reprise dans Billets d’Afrique envisage une surveillance globale des communications entre l’étranger et la France et présenterait l’avantage de bénéficier d’un flou juridique, « rien n’interdit la DGSE d’écouter les français depuis l’étranger ».

Une des dernières révélations de Snowden, le 23 août, concerne justement un tel système installé par les anglais sur un des câbles de communication au MoyenOrient, attestant de la faisabilité d’un tel système.

À services incontrôlés, rien d’impossible.

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