Bêtisier hollandais

Publié le 13 janvier 2014 (rédigé le 5 janvier 2014)

Le 4 décembre Hollande participe à un forum organisé au ministère de l’Économie et des Finances. Il acueille plusieurs dirigeants du continent. Parmi eux figure Macky Sall, président de la République du Sénégal. On demande à ce dernier de retirer son pardessus. Hollande, croyant faire de l’esprit, commente en riant : « Un Africain n’a pas de manteau ».

Le 8 décembre, dans un entretien à RFI à propos de Michel Djotodia, président intérimaire de Centrafrique, «  on ne peut pas laisser en place un président qui n’a rien pu faire, a laissé faire ». Comme Hollande n’a rien pu faire contre le chômage et autres calamités françaises, on attend impatiemment la puissance secourable qui viendra nous débarrasser de lui.

Le 16 décembre, devant le Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF), « Monsieur de ministre de l’Intérieur, qui [...] revient d’Algérie, sain et sauf, c’est déjà beaucoup ». Une improvisation qui ne figure pas sur le verbatim du discours mis en ligne sur le site de l’Élysée, mais que l’on peut entendre dans l’enregistrement vidéo. Sauf que l’Algérie n’a pas goûté cette mauvaise plaisanterie ; ce n’est pas une vulgaire république françafricaine. Hollande a dû manger son chapeau. Dans un communiqué du 21 décembre le président de la république a exprimé ses «  sincères regrets ». Le ministre algérien desAffaires étrangères a pris connaissance « avec satisfaction » de cette déclaration.

Le 31 décembre, dans ses voeux solennels aux Français : « nous sommes présents en Centrafrique pour sauver des vies humaines et éviter que des enfants soient découpés en morceaux ». Ces sauvages les ont probablement mangés. Plus d’un petit Centrafricain sur cinq meurt avant sa deuxième année sans que cela émeuve notre président.

Vous venez de lire un article du mensuel Billets d'Afrique 231 - janvier 2014. Pour recevoir l'intégralité des articles publiés chaque mois, abonnez vous:
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