Coup de pub

Publié le 12 septembre 2015 (rédigé le 1er septembre 2015) par Billets d’Afrique et d’ailleurs...
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« J’ai décidé que ma part d’héritage sera partagée avec toute la jeunesse gabonaise, car à mes yeux, nous sommes tous les héritiers d’Omar Bongo. »

Cette déclaration d’Ali Bongo à l’occasion de la Fête nationale gabonaise a créé la stupeur. Ali Bongo cède sa part d’héritage ont aussitôt compris – et titré – la plupart des journalistes, les plus critiques proposant leur interprétation : diversion dans la guerre des héritiers qui fait rage au sein du clan Bongo ? Moyen d’éviter d’avoir à prouver sa filiation ? Stratégie déguisée de restitution de « Biens mal acquis » sur fond d’enquête judiciaire en France ? Promesse sans lendemain en vue des prochaines élections présidentielles ?

Tout est plausible, mais le discours d’Ali Bongo a été écouté un peu rapidement et les supporters du président se sont bien gardé de dissiper le malentendu : Ali affirme vouloir « partager » et non « céder » son héritage. Et il précise : «  cela veut concrètement dire que tous les revenus tirés de ma part d’héritage, qui me revient, seront versés à une fondation pour la jeunesse et l’éducation ».

Voilà qui relativise le sens du sacrifice présidentiel et laisse des marges de manœuvres en toute opacité...

Vous venez de lire un article du mensuel Billets d'Afrique 249 - septembre 2015. Pour recevoir l'intégralité des articles publiés chaque mois, abonnez vous:
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