Fertiles résurgences Polanyiques

Le très nécessaire retour de Karl Polanyi

La terre, le travail, l’argent, ne sont pas des marchandises. Les y contraindre ne peut qu’entraîner la destruction de la nature et de la société. Les reconnaître pour ce qu’ils sont en réalité est la clef de tout espoir d’un avenir humainement vivable et durablement viable. Ce message fort de Karl Polanyi, asséné au coeur des 420 pages de son ouvrage majeur, La Grande Transformation, refait surface de plus en plus souvent dans toute sa modernité retrouvée.

Publié en 1944, ce livre n’a été repris en français que près de 40 ans plus tard (Gallimard, 1983). Pourtant, peu avant cette publication, un mouvement politico-universitaire naissant, le MAUSS (Mouvement anti-utilitaire dans les sciences sociales) s’intéressait à cette problématique restée jusqu’à maintenant très innovante. Qui donc aurait été mieux à même de publier cet été un numéro spécial consacré à l’actualité de Polanyi. En librairie, et sur le site du Mauss voir le sommaire

Autre événement récent : le Cnam (Conservatoire national des arts et métiers), qui organisait les 25 et 26 juin 2007 à Paris un colloque international intitulé "Innovations socio-économiques - Le débat contemporain", en a consacré toute la seconde journée à « Revisiter Polanyi ». Voir le programme de ces deux journées

La relation que nous faisons entre la détermination des biens communs et publics mondiaux et la problématique polanyique, notamment dans les livres "À l’aurore..." et "Transport maritime..." nous fait porter une attention particulière à ces réflexions nouvelles. Nous tâcherons d’y revenir dans le courant de l’été.

François Lille

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