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La France peut et doit contribuer à élucider l’assassinat de Thomas Sankara

20 mai 2015 par Survie

Demande d’enquête parlementaire sur l’assassinat de Thomas Sankara.

Le 15 octobre 1987, le président Thomas Sankara était assassiné par un commando de militaires du régiment de la sécurité présidentielle. Un coup d’Etat mené par Blaise Compaoré, chassé du pouvoir le 31 octobre 2014 par une révolte populaire.

Aujourd’hui encore, les responsables n’ont toujours pas été inquiétés, alors que peuple burkinabè, après 27 ans de régime ploutocrate et criminel, s’est massivement levé les 30 et 31 octobre 2014 dernier mettant fin au régime de Blaise Compaoré.

La France, dont les autorités ont soutenu Blaise Compaoré tout au long de son règne et ont facilité sa fuite (exfiltré par un hélicoptère français), se doit de faire un geste fort en direction du peuple burkinabé. 28 ans après l’assassinat du président Thomas Sankara et quelques mois après que Blaise Compaoré ait quitté le pouvoir, le gouvernement du Burkina Faso vient enfin d’ouvrir une enquête officielle. Il est grand temps que la France joue enfin son rôle dans cette recherche de vérité.

Pour l’association Survie, qui dénonce depuis plus de 30 ans la Françafrique, accéder à cette demande permettrait aux députés français non seulement de contribuer à établir la vérité sur l’assassinat du président Thomas Sankara et de ses camarades, mais aussi et surtout de rompre enfin le cycle de l’impunité de la Françafrique.

Le présent dossier a été constitué en collaboration avec le réseau international « Justice pour Sankara - Justice pour l’Afrique » en vue d’appuyer cette demande. Il rassemble les éléments connus sur l’assassinat du président Thomas Sankara, accréditant l’hypothèse de soutiens libériens – de compagnons de Charles Taylor-, mais aussi l’implication de la Côte d’ivoire, de la Libye et de la France dans ce coup d’Etat.

Campagne du réseau international« Justice pour Sankara Justice pour l’Afrique »

SURVIE, CADTM (Comité pour l’annulation de la dette du Tiers monde), CADTM AFRIQUE, Guilde Africaine des Réalisateurs et Producteurs, AFASPA (Association Française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique, Africavenir (Allemagne), REPPADD (Réseau Panafricain pour la Paix, la Démocratie et le Développement), Comitato SANKARAXX (Italie), Per a Pace (Corse), Comité Sankara de Montpellier, Arbeitskreis Panafrikanismus München, Collectif Baraka, COMITÉ SANKARA-ESPAÑA)

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