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Entreprises françaises en Afrique (10.2008), Aréva (2.2012)

5 octobre 2008 par Survie

Extrait du 4 pages "Areva en Afrique" - Février 2012

Survie, le Réseau "Sortir du nucléaire" et le collectif ‘Areva ne fera pas la loi au Niger’ demandent à Areva, entreprise à capitaux publics :

-  une suspension immédiate de tous les projets miniers tant que des conditions d’exploitation respectueuses de l’environnement et de la santé des travailleurs et des populations locales ne sont pas garanties par une expertise indépendante reconnue par l’État hôte et par la société civile locale ; le référentiel doit être a minima celui de la réglementation française en la matière.

-  le versement de taxes ou contributions par Areva aux États hôtes, confiées à une gestion indépendante spécialisée pour la remise en état des sites après extraction, la dépollution des sites en exploitation et de leurs abords (confinement des stériles et déchets radioactifs, collecte des objets et ferrailles contaminés...).

-  Le respect de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, notamment par l’association étroite des populations locales aux décisions liées à la gestion des ressources en eau et à l’utilisation des terres.

-  la contribution financière d’Areva à la mise en place pour tous les ex-travailleurs des mines et les populations vivant à proximité d’un examen médical complet, d’une évaluation rétrospective des doses subies, d’un suivi sanitaire à long terme réalisé par des organismes médicaux indépendants et l’indemnisation des préjudices subis.

Sur les activités des entreprises françaises en Afrique, Survie demande :

-  de mettre fin aux différents mécanismes de soutien militaire, diplomatique et financier de la France aux dictatures et aux autres régimes autoritaires ou corrompus qui, en retour, favorisent depuis des décennies le pillage de ressources par les multinationales françaises.

-  de mettre en place en France et de contribuer activement au niveau européen à une législation contraignante sur la responsabilité environnementale et sociale, en étendant la responsabilité juridique des sociétés françaises et européennes à leurs filiales étrangères.

-  de mettre en place en France et de contribuer activement au niveau européen à une législation contraignante sur la transparence fiscale, obligeant les multinationales à publier pays par pays leurs comptes pour leurs activités dans chacun des territoires où elles sont implantées.

-  d’œuvrer activement pour le renforcement des moyens de lutte contre la corruption, à la suppression du secret bancaire, principe au cœur des paradis fiscaux et judiciaires, et à la transmission automatique des données fiscales entre territoires.

*

Extrait du 4 pages ‘Diplomatie, Business et Dictatures. Les dessous de la présence économique de la France en Afrique’ :

http://survie.org/4-pages-Diplomatie-Business-et.html

Pour Survie, les responsables politiques français, au niveau de l’exécutif mais aussi du Parlement, doivent impérativement oeuvrer pour :

• cesser de soutenir les dictateurs et les régimes autoritaires en fermant les yeux sur les détournements de fonds,

• promouvoir le principe de transparence des activités des entreprises françaises sur le continent africain,

• lutter plus en avant contre la corruption,

• rendre contraignant le principe de responsabilité sociale et environnementale (RSE) des entreprises françaises et de leurs filiales

• mener enfin une politique de coopération au service du développement, de la démocratie et des droits humains.

Plus d’informations dans le dossier ’Diplomatie, Business et Dictatures’

http://survie.org/dossier.html

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