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Togo (avril 2007, nov 2008, février 2010)

19 novembre 2008
Thèmes

Extrait de :

9 février 2010, Togo Election présidentielle du 28 février 2010 Une nouvelle mascarade en perspective

http://survie.org/francafrique/togo/article/togo-election-presidentielle-du-28

Dans la perspective de l’élection présidentielle, les organisations signataires appellent l’Union européenne et la France à ne pas cautionner une élection qui ne serait pas démocratique et transparente et à prendre des mesures afin de prévenir toute dérive violente du régime en cas de contestations. [..]

Les organisations signataires appellent donc l’UE :

- à prendre les mesures nécessaires auprès des autorités togolaises afin de garantir une élection libre, démocratique et transparente, et en cas contraire de suspendre sa coopération ;

- à renforcer les moyens du contingent des 130 observateurs afin d’assurer une observation crédible des 6 000 bureaux de vote ;

- à exiger la révocation du major Kouloum Bilizim et du Lieutenant-colonel Yark Damehane.

En outre, les organisations signataires exigent des autorités françaises :

- qu’elles s’impliquent véritablement dans l’organisation d’une présidentielle démocratique et transparente, et non pas seulement dans sa supervision et sa “ sécurisation ” ;

- qu’elles suspendent toute coopération, bilatérale et multilatérale dans le cadre du PAPE, avec les organes de police et de gendarmerie (notamment la FOSEP) dès lors qu’ils seraient manifestement impliqués dans des violations des droits de l’Homme ;

- qu’elles dénoncent et condamnent toute dérive violente du régime, si tel était le cas.

L’élection présidentielle togolaise constitue une occasion pour les autorités françaises de rompre avec une politique de validation d’élections frauduleuses ou de prise de pouvoir anti-démocratique comme elles l’ont fait durant l’année 2009 avec le coup d’Etat à Madagascar, l’élection d’un putschiste en Mauritanie, l’élection présidentielle truquée au Congo Brazzaville, le coup d’Etat électoral au Gabon ou encore le coup d’Etat constitutionnel au Niger.

* * *

Extrait de :

Togo 19 novembre 2008. Togo. Visite de Faure Gnassingbé en France. L’avenir du Togo ne doit pas se décider à l’Elysée. Communiqué de Survie

http://survie.org/19-novembre-2008-...

[..] Aussi Survie :

- exige que la France cesse tout soutien politique au régime de Faure Gnassingbé Eyadéma,

- exige des pouvoirs publics français qu’ils conditionnent leur coopération avec le régime togolais au respect des droits humains, la lutte contre l’impunité et l’organisation d’élections libres et transparentes,

- demande aux autorités françaises qu’elles exigent que toute la lumière soit faite sur l’assassinat d’Atsutsè Kokouvi Agbobli.

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Extrait de :

26 avril 2007. TOGO : Deux ans après, les victimes attendent toujours justice. Communiqué de presse

http://survie.org/26-avril-2007-TOGO-Deux-ans-apres.html

Depuis deux ans, les victimes des très graves atteintes aux droits humains commises dans le cadre de l’élection présidentielle au Togo attendent toujours que justice leur soit rendue. Ces violences ont entraîné la mort de plusieurs centaines de personnes et le déplacement de milliers d’autres dans les pays voisins.

[..] Les autorités togolaises se doivent maintenant de traduire en actes concrets la volonté affichée de rendre justice aux victimes. Alors que des élections législatives sont prévues en juin 2007, il est urgent d’envoyer un message fort à l’ensemble de la population que de telles violences ne pourront plus se produire impunément et que les auteurs des exactions passées auront à répondre de leurs actes devant la justice.

Les associations signataires du présent communiqué appellent les autorités togolaises à :

• Faire de la lutte contre l’impunité une priorité nationale en procédant à l’ouverture d’enquêtes judiciaires indépendantes et impartiales portant sur les violences de 2005.

• Mettre en place un mécanisme d’investigation indépendant et efficace contre les auteurs d’acte de torture, conformément aux recommandations du Rapporteur spécial sur la torture des Nations unies à la suite de sa visite au Togo.

• Rendre justice aux victimes qui attendent réparation depuis deux ans, sans attendre la mise en place de la « Commission chargée de faire la lumière sur les actes de violence à caractère politique, commis durant la période allant de 1958 à ce jour, et d’étudier les modalités d’apaisement des victimes » dont la création a été décidée par l’accord politique global d’août 2006.

• Veiller au strict respect des droits humains et de l’état de droit lors des prochaines élections législatives, prévues pour juin 2007, notamment en ce qui concerne les droits à la vie, à la liberté d’expression, de réunion et de manifestation.

• Prendre les mesures nécessaires et appropriées en vue d’une mise en œuvre effective des recommandations formulées par la Mission d’établissement des faits des Nations Unies en août 2005 et par le Comité contre la torture dans ses observations conclusives de 2006 ;

• Mettre tout en œuvre pour éviter que la violence qui avait entraîné des violations graves des droits de l’homme ne se répète avant, pendant et après les élections législatives projetées.

Les quatre dernières décennies ont amplement démontré que tant qu’il n’aura pas été mis un terme à l’impunité, aucune solution politique et pacifique durable ne pourra être trouvée au Togo.

Associations signataires : Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT-France), Amnesty International, Comité Catholique contre la faim et pour le développement (CCFD), Fédération internationale de l’ACAT (FIACAT), Franciscans International, Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT), Secours catholique - Caritas France, Survie

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