2O ans d'impunité - La France complice du génocide des Tutsi au Rwanda

En soutenant les auteurs du génocide, les autorités politiques et militaires françaises se sont rendues complices de ce crime. Cette complicité est attestée par de nombreux documents et témoignages, pourtant aucun responsable français n’a été jugé.
En 2014, 20 ans après, exigeons la vérité et la justice.


< 20 documents pour comprendre le rôle de l’Etat français

Document 2 : Lettre du Général J.-P. Job relative aux missions du Lieutenant-Colonel Chollet, 9 décembre 1998

2 avril 2014

La consigne mentionnée dans le premier document n’est pas respectée. Dans une lettre à la Mission d’information parlementaire (MIP), le général Job reconnaît que « du fait de sa fonction qui s’est prolongée de quatre mois à un an, le lieutenant-colonel Chollet, [commandant le DAMI] a été amené, dans la pratique, à assurer les fonctions annexes de conseiller du commandement des FAR [Forces armées rwandaises] dans le domaine de l’organisation et de l’emploi des forces ».

En clair : une « participation à des opérations militaires ». Le général Job ajoute qu’au départ de Chollet, «  Paris désignait dès avril [1992] un officier supérieur, le lieutenant-colonel Maurin, comme adjoint de l’attaché de défense chargé plus particulièrement de conseiller le CEM [chef d’état-major] des FAR ».

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Lettre du Général J.-P. Job relative aux missions du Lieutenant-Colonel Chollet, 9 décembre 1998

Cette présence d’officiers français au plus haut niveau de l’état-major rwandais amène, en 1998, les députés à s’interroger : « Comment la France a-t-elle pu en février-mars 1993 en arriver à ce point d’engagement qui conduit certain militaire français à considérer qu’à travers la mission d’assistance opérationnelle qu’il mène, il dirige et commande indirectement une armée, en l’occurrence celle d’un Etat étranger ? » (MIP, rapport, p. 337).

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