2O ans d'impunité - La France complice du génocide des Tutsi au Rwanda

En soutenant les auteurs du génocide, les autorités politiques et militaires françaises se sont rendues complices de ce crime. Cette complicité est attestée par de nombreux documents et témoignages, pourtant aucun responsable français n’a été jugé.
En 2014, 20 ans après, exigeons la vérité et la justice.


< Génocide et complicité

Nos revendications

23 mars 2014

Pour obtenir la justice et mettre fin à l’impunité

  • La reconnaissance officielle, par les plus hautes autorités de l’Etat, du génocide des Tutsi au Rwanda et des soutiens diplomatiques, militaires et économiques apportés au régime rwandais avant et pendant le génocide par les autorités civiles et militaires françaises.
  • L’arrêt de la falsification de l’histoire dans des discours officiels, en particulier en justifiant la politique française par le caractère humanitaire de l’opération Turquoise, alors que cette intervention a surtout permis la protection et l’évacuation des responsables et exécutants du génocide.
  • L’augmentation des moyens du pôle judiciaire "génocides et crimes contre l’humanité" afin d’accélérer les instructions et la tenue des procès, en particulier pour les plaintes concernant l’implication française
  • La communication immédiate aux magistrats instruisant des dossiers mettant potentiellement en cause des Français des documents classifiés et pièces à conviction détenus par les autorités.

Pour connaître toute la vérité

  • La création d’une Commission d’enquête parlementaire pour étudier l’ensemble des éléments recueillis avant et après la MIP de 1998 sur la politique menée par l’Etat français au Rwanda et le rôle des dirigeants politiques et militaires français et pour définir les responsabilités de ces derniers.
  • La déclassification et l’accès au public de tous les documents officiels concernant cette politique, y compris les archives de l’Elysée et les archives militaires.

Pour que nos institutions ne permettent plus de telles complicités

  • La limitation des pouvoirs de l’exécutif (du Président en particulier) en matière de décision d’envoi de troupes à l’étranger et l’exercice d’un contrôle plus strict du Parlement sur ces opérations.
  • La suppression du Commandement des Opérations Spéciales (COS), force discrétionnaire sous commandement de l’Elysée, créé en 1992 par François Mitterrad et qui a eu un rôle essentiel au Rwanda.