2O ans d'impunité - La France complice du génocide des Tutsi au Rwanda

En soutenant les auteurs du génocide, les autorités politiques et militaires françaises se sont rendues complices de ce crime. Cette complicité est attestée par de nombreux documents et témoignages, pourtant aucun responsable français n’a été jugé.
En 2014, 20 ans après, exigeons la vérité et la justice.


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Agir en faveur de la vérité et de la justice

11 mars 2009 par Survie

Génocide des Tutsis au Rwanda - Agir en faveur de la vérité et de la justice

Extrait du 4 pages Survie de mars 2009 : http://survie.org/Complicite-de-la-France-dans-le.html

Complicité de la France dans le génocide des Tutsi du Rwanda, 15 ans d’impunité

En soutenant les auteurs du génocide, les autorités politiques et militaires de notre pays se sont rendues complices de ce crime. Toute la lumière doit être faite sur cet épisode des plus sombres de la politique de la France en Afrique, et les responsables français doivent être jugés.

LES ÉLÉMENTS ACCABLANTS DE LA COMPLICITÉ FRANÇAISE

La France a aidé

Soutien militaire :

- La France a encadré l’armée et la gendarmerie rwandaises
- La France a livré des armes
- La passivité de soldats français face aux massacres
- La France a exfiltré et protégé des génocidaires

Soutien idéologique

- La théorie de la guerre révolutionnaire

Soutien financier

- Les créanciers des génocidaires

Soutien diplomatique

- Une influence française à l’ONU décisive

La France continue de nier

- Les éléments couverts par le Secret Défense
- Les diversions révisionnistes

LA MISSION D’INFORMATION PARLEMENTAIRE DE 1998 : UN TRAVAIL À POURSUIVRE

- Une justice ralentie par les autorités politiques

Nous, citoyens français, exigeons :

Pour connaître toute la vérité

♦ L’instauration d’une Commission d’Enquête Parlementaire sur le rôle de la France et des dirigeants français au Rwanda, chargée d’identifier les responsabilités de chacun

♦ La levée du Secret Défense qui sert le plus souvent à protéger des individus et à leur assurer une impunité, plutôt qu’à protéger les « intérêts supérieurs de la France »

Pour rendre la justice

♦ Un renforcement des poursuites par la justice française des présumés génocidaires présents en France

♦ La non immixtion des autorités politiques dans les travaux de la justice française

♦ Définir les responsabilités individuels des décideurs, aussi bien politiques que militaires, qui doivent répondre devant la justice française

♦ Une collaboration accrue des autorités françaises avec la Cour Pénale Internationale (CPI)

♦ Le vote d’une loi d’adaptation en droit français du statut de la CPI incluant l’imprescriptibilité des crimes de guerre et instaurant une compétence universelle des tribunaux français pour tous les crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre, sans limitations géographiques Pour rénover la politique de la France en Afrique et démocratiser le fonctionnement de nos institutions

♦ L’instauration d’un contrôle parlementaire permanent et effectif sur toutes les interventions militaires extérieures, sur les contrats de ventes ou de fournitures d’équipements militaires ou de police de fabrication française ainsi que sur la renégociation et la publication des accords de défense et de coopération militaire

♦ La fin de la cellule africaine de l’Élysée et du domaine réservé, les relations avec les pays d’Afrique devant être gérées normalement, comme tout pays, par le ministère des Affaires étrangères

♦ L’élaboration d’une nouvelle politique de coopération fondée sur lalutte contre la pauvreté, la défense des droits humains et l’accès de tous aux biens publics

♦ L’intégration, dans les programmes européens d’appui à la bonne gouvernance, de projets d’appui aux processus électoraux

♦ L’octroi d’une Aide Publique au Développement sous des formes garantissant totalement la finalité de cette aide

♦ La suspension de la coopération dans les secteurs régaliens avec les pays qui bafouent les droits humains ou ne procèdent pas d’une élection démocratique

♦ La suppression des missions d’observation électorale de la France dans les pays africains, hors mandat international

♦ La restitution par la France et par les États européens des biens mal acquis par les dictateurs aux pays spoliés

♦ Remise aux Commissions des Affaires étrangères du Sénat et de l’Assemblée nationale, par le ministère des Affaires étrangères, d’un rapport annuel sur la coopération française en matière culturelle, technique et budgétaire

Fin extrait 4 pages.

* * *

Pour aller plus loin, le livre de Géraud de la Pradelle

Imprescriptible. L’implication française dans le génocide tutsi portée devant les tribunaux http://survie.org/Imprescriptible-L-implication.html

Compte tenu des faits désormais avérés, Géraud de la Pradelle, président de la Commission d’enquête citoyenne sur le génocide tutsi, explique pourquoi il est inévitable d’envisager la mise en cause judicaires d’hommes politiques, de hauts fonctionnaires, d’officiers supérieurs, de simples soldats ou même de banquiers français, notamment au titre de la participation directe ou de la complicité dans le génocide.

200 p. Editions les Arénes.19,90 €.

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