2O ans d'impunité - La France complice du génocide des Tutsi au Rwanda

En soutenant les auteurs du génocide, les autorités politiques et militaires françaises se sont rendues complices de ce crime. Cette complicité est attestée par de nombreux documents et témoignages, pourtant aucun responsable français n’a été jugé.
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Ouverture d’une information judiciaire suite au dépôt de plainte contre Paul Barril pour complicité de génocide au Rwanda

27 juin 2013 par Survie

Paris, le 27 juin 2013 - La Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), la Ligue française des droits de l’homme (LDH) et l’association Survie se félicitent de l’ouverture rapide d’une information judiciaire suite au dépôt, le 24 juin 2013, d’une plainte contre Paul Barril auprès du Tribunal de grande instance de Paris du chef de complicité de génocide pour avoir notamment contracté le 28 mai 1994 un accord d’assistance de fourniture d’armes et de munitions et de formation et d’encadrement, avec le Premier ministre du Gouvernement intermédiaire rwandais (GIR), Jean Kambanda.

L’ouverture d’une information judiciaire va permettre qu’un juge d’instruction soit saisi de ce dossier et qu’une enquête indépendante et approfondie soit ainsi menée. Dans ce cadre, la FIDH, la LDH et Survie, en qualité d’organisations plaignantes, seront informées de l’évolution de l’instruction et pourront apporter leur contribution à son avancement au juge en charge de l’affaire.

Par cette plainte, la FIDH, la LDH et Survie dénoncent la conclusion et l’exécution partielle par Paul Barril de ce contrat de fourniture d’armes et de munitions et de formation et d’encadrement, alors même que le Rwanda était en plein génocide, que la communauté internationale dénonçait ouvertement les multiples violations des droits de l’homme commises dans le pays et que le Conseil de sécurité des Nations Unies, par une résolution n°918 du 17 mai 1994, avait notamment adopté un embargo sur les armes interdisant la vente et la livraison « d’armements et de matériels connexes de tous types, y compris les armes et les munitions ».

Paul Barril, ancien capitaine de gendarmerie, qui a travaillé dans le domaine de la sécurité et a conseillé différents chefs d’Etats notamment en Afrique, entretenait des relations privilégiées et de longue date avec les autorités rwandaises, et était un fin connaisseur du contexte géopolitique rwandais de l’époque. Il ne pouvait dès lors ignorer les conséquences d’un tel accord permettant d’alimenter les crimes perpétrés au Rwanda durant cette période.

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