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Dossier Noir n°1 - Rwanda : depuis le 7 avril 1994, la France choisit le camp du génocide

Une partie de l’armée française a poursuivi l’alliance avec les Forces armées rwandaises (FAR). Elle leur a apporté armes, instruction, soutien logistique...

De 1990 à 1993, la France a caché l’importance de son soutien militaire au régime du général Juvénal Habyarimana. Elle l’a ensuite admis, en se justifiant par l’heureuse conclusion des accords d’Arusha (4 août 1993). Mais elle rejette l’implication de certains de ses soldats dans l’enchaînement des événements qui, au début de 1994, ont conduit au (...)

Document : rapport de visite fait auprès de la maison militaire de coopération à Paris

(retranscription respectant l’orthographe originale) 1. J’ai été reçu au bureau du Général HUCHON lundi 09 mai 1994 de 15.00h à 17.00 heures. 2. Au cours de l’entretien, je lui ai fait le tour d’horizon sur la situation Politico-Militaire de l’heure au Rwanda en insistant sur la reprise des hostilités initiées par le FPR, hostilités qui ont alimenté (...)

La France a fait obstacle à la reconnaissance du génocide. Des dirigeants français ont tenté d’accréditer la thèse du "double génocide"

Au Rwanda, la qualification de génocide est incontournable, et même ceux qui voulaient l’éviter (29) sont aujourd’hui obligés de s’incliner devant les faits. Pour les journalistes, les juristes, les représentants d’ONG ou d’associations civiques qui s’étaient rendus sur place, la cause était entendue avant la fin avril. Mais les Etats redoutent le (...)

La France a reçu, hébergé ou protégé des responsables majeurs du génocide

On ne s’attardera pas sur l’accueil à l’ambassade de France de Kigali et le " rapatriement " en France de quelques-uns des principaux responsables du génocide : on pouvait encore prétendre, à l’époque, ne pas en pressentir l’ampleur. Tandis que l’on abandonnait aux massacreurs " des centaines de familles accrochées au portail de l’ambassade, auxquelles (...)