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La complicité de la France dans le génocide des Tutsi au Rwanda

15 ans après, 15 questions pour comprendre

3 avril 2009 par Survie

Vous pouvez le commander directement auprès de Kevin Gnanduillet kevin.gnanduillet(a)survie.org

ou auprès de votre groupe local le plus proche de chez vous.

Edition L’Harmattan, 160 pages, 13 €

Le génocide des Tutsi du Rwanda a fait d’avril à juillet 1994 environ 1 million de victimes, massacrées sous le prétexte d’être tutsi ou pour s’être opposées aux massacres. Planifié par les extrémistes hutu du régime du président Habyarimana, ce génocide a pu être mis en œuvre grâce au silence de la communauté internationale et surtout à l’appui apporté par la France aux génocidaires.

Alors que les plus hautes autorités françaises savaient qu’un génocide pouvait survenir au Rwanda, elles n’ont rien fait pour l’enrayer. Au contraire, elles ont soutenu ceux qui le préparaient puis ont apporté un appui décisif, tant politique que militaire, à ceux qui le commettaient. Ce soutien constitue bien, en droit, une « complicité » de génocide.

C’est ce qu’entend rappeler ce livre, 15 ans après les faits. Autour de 15 questions-clés, il s’attache à démontrer les éléments constitutifs de cette complicité et tente de répondre aux interrogations qu’une telle accusation pose.

Pourquoi la France s’est-elle ainsi engagée au Rwanda ? Est-il possible de juger les responsables français ? Que penser des arguments de ceux qui réfutent la complicité de la France dans le génocide ? Depuis le génocide, quelle est l’attitude de la classe politique française ? Quelle est celle des militaires engagés au Rwanda ? Quelle connaissance l’opinion française a-t-elle de l’implication française ? Qu’est-ce qu’une Commission d’enquête parlementaire apporterait de plus que la Mission d’information de 1998 ?

Au travers des réponses à ces questions, ce livre entend aider les citoyens français à comprendre en quoi cette tragédie « africaine » fait à jamais partie de l’histoire de notre pays et met directement en cause le fonctionnement de nos propres institutions.

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