Survie

Centrafrique : Ténèbres centrafricains (suite)

(mis en ligne le 1er mars 2003)

Si le dialogue national promis par le président centrafricain Ange-Félix Patassé échoue, « ce sera un bain de sang sans précédent », a déclaré le 1er février Mgr Paulin Pomodimo, président de la Conférence épiscopale et coordonnateur de ce dialogue. Comme son homologue ivoirien, Patassé renâcle cependant devant une négociation qui pourrait rogner le peu de pouvoir qui lui reste : « Il n’a plus le temps de jouer et il le sait. », poursuit l’évêque. « Le pays n’existe plus en tant qu’État. » Et l’espérance de vie a reculé de 50 à 44 ans.

Devançant Gbagbo, Patassé fait l’objet d’une plainte devant la Cour pénale internationale. Mais le Centrafrique mobilise dix fois moins que la Côte d’Ivoire. La demande d’un « Marcoussis 2 » pour ce pays, présentée par le journal Le Citoyen, a bien peu de chances d’aboutir.

La France s’est contentée d’équiper et transporter moins de 400 soldats des pays d’Afrique centrale, qui auront du mal à éviter le bain de sang. Pas plus que la petite armée “privée” de Paul Barril, qui s’est mis à recruter des “auxiliaires” parmi les enfants désœuvrés de Bangui... (AFP, 07/01).

Cet article a été publié dans Billets d’Afrique 112 - Mars 2003
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