Survie

Djibouti : ILS ONT DIT

(mis en ligne le 1er mars 2003)

« [Djibouti,] qui est presque une ville-État, peut aisément être sécurisé. Faites confiance à nos services spécialisés. » (Ismaïl Omar GUELLEH, Président de Djibouti. Interview à Jeune Afrique/ L’Intelligent, 02/02).

Ismaïl Omar Guelleh répondait à une question sur la sécurité des militaires américains, de plus en plus nombreux en son pays. Comme son Président, Djibouti est un État policier. Le juge Bernard Borrel en a subi les conséquences.

Dans un contexte d’incertitudes géopolitiques, Guelleh se rapproche sérieusement des États-Unis. Ceux-ci ont signé fin janvier avec Djibouti, comme ils essaient de le faire avec le plus d’États possible, une convention accordant l’immunité à leurs ressortissants en cas de poursuites entreprises par la Cour pénale internationale (CPI). Guelleh a consenti d’autant plus volontiers à ce cadeau qu’il est réciproque : lui-même et ses amis ne seront pas livrés à la CPI par les Américains.

Cet article a été publié dans Billets d’Afrique 112 - Mars 2003
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