Survie

Côte d’Ivoire : Côte d’Ivoire de tous les dangers

(mis en ligne le 1er juillet 2004) - Odile Tobner

Le maelström dans lequel se trouve entraînée la Côte d’Ivoire n’a pas fini d’inquiéter les gardiens des droits de l’Homme : règlements de compte sanglants entre chefs de la rébellion au Nord, incidents graves, tel celui qui a coûté la vie à un soldat français au Sud, dans des circonstances peu claires, bizarrement minimisées par le commandement français. La tension demeure, attisée semble-t-il par les uns et les autres, toujours sur le qui-vive.

Selon des propos tenus à New York par Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU, l’avenir du processus de paix dans l’ancienne colonie française " dépendra de toute évidence de la capacité des dirigeants politiques du pays à dépasser leurs ambitions et leurs intérêts personnels pour donner la priorité à l’intérêt national ". Il a rappelé la " responsabilité personnelle des dirigeants politiques ", ajoutant que " la seule autre perspective serait un nouvel affrontement avec un risque de violence à grande échelle, ce qui aurait des conséquences tragiques et imprévisibles " (cf. Le Monde, 09/06/2004).

Les dirigeants politiques ivoiriens de tous bords se trouvent donc devant un choix crucial. S’ils préfèrent la discorde, la remise du destin de la Côte d’Ivoire aux décisions de puissances étrangères ou d’organismes internationaux, abandonnant le peuple au hasard de choix imposés, ils porteront la responsabilité d’une guerre civile, dont les victimes seront des Africains et qui hypothéquera pour de longues années l’avenir du pays.

Odile Tobner

Cet article a été publié dans Billets d’Afrique 127 - Juillet Août 2004
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