Survie

ILS ONT DIT... Aide publique au développement

(mis en ligne le 1er janvier 2005)

« La Coface, l’agence française d’assurance crédit aux exportations, gère pour le compte de l’État les garanties publiques à moyen et long termes des grands contrats civils et militaires à l’exportation. Pour la troisième année consécutive, la Cour des Comptes a refusé [pour manque de transparence et vice de forme] de certifier le compte d’État de la Coface, sur lequel sont enregistrées les activités de garantie publique. Les Amis de la Terre dénoncent l’opacité du mécanisme de garanties publiques géré par la Coface et demandent la transparence et le contrôle démocratique de ce mécanisme, qui engage chaque année plusieurs milliards d’euros d’argent public. » (Les Amis de la Terre, communiqué du 09/12/2004).

Voilà bien une entorse à la tradition administrative française que de vérifier l’utilisation des budgets ! Surtout quand les gros mots fusent : « transparence », « garanties », etc. La Coface est conçue pour que les contribuables français épongent les pertes des entreprises françaises si leurs investissements à l’étranger sont contrariés, par exemple par un conflit armé qui ne leur permettrait pas d’épuiser un contrat juteux. Profits privés et pertes publiques sont les deux mamelles d’une vache à lait qui accepte mal les regards non initiés...

Pierre Caminade

Cet article a été publié dans Billets d’Afrique 132 - Janvier 2005
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