Survie

Côte d’Ivoire : ILS ONT DIT... Françafrique

(mis en ligne le 1er mars 2005)

« Les militaires français ont plus besoin de soutien que de mise en cause » (Jacques GODFRAIN, député UMP, ancien ministre de la Coopération, s’opposant en commission des Affaires étrangères, le 15 janvier, à la demande d’une Commission d’enquête sur les conditions dans lesquelles le gouvernement est intervenu en Côte d’Ivoire. Cité par La Lettre du Continent du 10/02/2005).

« Dans une affaire où les intérêts en jeu sont aussi complexes, le rapport établi ne manquerait pas de compliquer la tâche du gouvernement. » (Hervé de CHARRETTE, député UMP, ancien ministre des Affaires étrangères, idem).

« Si la représentation nationale devait intervenir pendant le déroulement du conflit, cela ne pourrait que conduire à accroître la confusion de la situation et compliquerait la tâche du gouvernement. » (Édouard BALLADUR, député UMP, ancien Premier ministre, idem).

La devise des godillots de la Françafrique reste : « Circulez, y a rien à voir ! » Surtout du côté de l’inavouable. En empêchant la société française, les citoyens et leurs représentants de se mêler des crises les plus graves, on s’assure que rien n’empêchera d’aller dans le mur.

François-Xavier Verschave

Cet article a été publié dans Billets d’Afrique 134 - Mars 2005
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