Survie

Guadeloupe : Faux Billets (colonie de “travaillance” 3)

(mis en ligne le 1er mars 2005)

En décembre 2004 (Billets n° 131), nous avions reproché aux sénateurs d’avoir supprimé en Guadeloupe le jour férié marquant l’anniversaire de la fin de l’esclavage sur l’île. Un lecteur nous a assuré que c’était inexact. Nous avons relu attentivement les textes et débats relatifs au vote de la loi de mai 2001 et demandé l’avis de juristes : le jour férié est bien maintenu ; le lecteur a raison, et nous le remercions de nous avoir signalé cette erreur. En Guadeloupe, la polémique et les manifestations ont tourné en fait autour du caractère chômé de cette journée. Elle est officiellement fériée (consacrée à la commémoration), mais ce n’est pas un jour chômé (jour de repos payé). Le syndicat UGTG (Union générale des travailleurs de Guadeloupe) a pour revendication que ce jour férié devienne chômé, ce qu’il avait plus particulièrement mis en avant lors de sa manifestation organisée le 27 mai 2001.

La violence des syndicalistes de la branche UTPP (transport des produits pétroliers) et de sa centrale, l’UGTG, est par ailleurs vivement dénoncée, notamment par un fondateur de la centrale, Jacky Dahomay (cf. GDC, juin 2001), ou par Alex Lollia, qui parle de « l’usage du chantage, de la pression et de la terreur » (Sept magazine, 20/01/2005, Point de vue)...

Cet article a été publié dans Billets d’Afrique 134 - Mars 2005
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