Survie

A fleur de presse - Décembre 2005 - Mondialisation

(mis en ligne le 1er décembre 2005) - Odile Tobner

Le canard enchaîné,
Vite dit, 09/11 :

« Avec 300 000 euros de subventions annuelles (dans le cadre de la PAC) pour 700 hectares céréaliers dans l’Aisne, le prince Albert de Monaco est évidemment en deçà (La tribune, 4/11) des prestations perçues par le prince Charles d’Angleterre (435 000 euros) et bien plus encore par sa mère, la reine Élisabeth II (1,1 million). Mais il fait aussi figure de nécessiteux au regard d’une “quinzaine de grands propriétaires français”, un riziculteur du Sud-Est, par exemple (866 290 euros pour 1 733 hectares) ou un producteur de maïs d’Aquitaine (811 755 euros pour 1 500 hectares). »

Certains prétendent que les Africains ne se développent pas parce qu’ils sont des mendiants. Mais quand on subventionne les riches ce n’est plus de la mendicité, c’est de la préservation de l’agriculture. Cela permet même d’exporter généreusement à bas prix vers les pays pauvres. C’est ce qu’on appelle le libéralisme. Comme cela les Africains n’ont même plus besoin de travailler. L’inconvénient c’est qu’ils ne peuvent pas non plus acheter le riz, même bon marché, alors on est obligé parfois de leur distribuer gratis quelques sacs de riz. C’est immoral et contraire à la bonne marche de l’économie.

Odile Tobner

- Lire aussi Billets 138, Ils ont dit.

Cet article a été publié dans Billets d’Afrique 142 - Décembre 2005
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