Survie

Sommet Alternatif Citoyen au sommet Afrique France

Communiqué de la Coalition des Alternatives Africaines Dette et Développement, le 10/11

(mis en ligne le 1er décembre 2005) - C.A.D. Mali

Le 23ème sommet des Chefs d’État de France et d’Afrique aura lieu les 3 et 4 décembre prochain à Bamako. Depuis 1994 et sous l’impulsion de nombreuses organisations françaises et africaines, des rencontres citoyennes se tiennent en marge des sommets africains organisés sur le sol français. Ces rencontres ont pour objectif de rappeler que les relations franco-africaines ne doivent pas être une simple clause de style, de formules diplomatiques convenues, ni même un forum d’aliénation et de subordination. Elles donnent l’occasion de formuler des revendications concrètes sur les questions de droits humains, de dette, de coopération militaire, commerciale, de commerce mondial, de migrations...

Cette année, la contre-initiative citoyenne est portée par de nombreuses organisations maliennes, et africaines sur initiative de la Coalition africaine dette et développement (CAD-Mali) organisatrice du Forum des peuples et partie prenante dans le processus d’organisation du Forum social mondial polycentrique de Bamako (prévu du 19 au 23 janvier 2006). Ce Sommet alternatif citoyen de Bamako, se traduira par l’organisation d’un colloque de deux jours (du 30 novembre au 1er décembre 2005), d’une conférence de presse, et d’un concert populaire auquel participeront de nombreuses associations et organisations de la société civile du Mali, d’Afrique (la RADDHO -Sénégal, le FNDP de la Côte d’Ivoire, le Mouvement burkinabé des droits de l’Hommes et des peuples, la Ligue tchadienne des droits de l’Homme, la Ligue togolaise des droits de l’Homme, l’UIDH, RODADHD-Niger, FLAM-Mauritanie ...), d’Europe (Survie, Agir Ici, ATTAC (groupe Afrique), CRID, CEDETIM-IPAM, Secours catholique, CCFD, Peuples solidaires, Fédération des Congolais de la diaspora, Terre des Hommes France...), ainsi que d’importantes personnalités, du monde universitaire, des artistes...

Ce Sommet alternatif citoyen va interpeller les dirigeants de France et d’Afrique afin qu’ils prennent des décisions qui répondent aux aspirations de nos peuples. Il permettra de créer un espace alternatif populaire pour la mobilisation, la réflexion et l’organisation de tous les mouvements sociaux qui s’opposent aux politiques qui renforcent le néolibéralisme et l’hégémonie des marchés. Il dénoncera les réseaux de connivence, les porteurs de valise, les sectes mafieuses et les oligarchies financières qui instrumentalisent les relations entre nos peuples, organisent des élections truquées, bloquent les sanctions populaires, créent l’instabilité politique et les violences et érigent la corruption en mode de gestion politique et économique dans nos États.

Enfin, ce Sommet alternatif citoyen se veut un espace de résistance au néocolonialisme, au néo-libéralisme et à la démocratie tropicalisée ; et de construction d’alternatives pour un autre sommet Afrique France.

Le Secrétaire à la Communication

Nouhoum Keita

Parmi les intervenants : Traoré Sayouba (écrivain) Ténébaye Massalbaye (LTDH, Tchad), Clumson Siméon (LTDH, Togo), Aboubacry M’Bodj (RADDHO, Sénégal), Roger Bouka (OCDH, Congo-B), Salifou Yago (MBDHP, Burkina)... et des représentants de la Commission Justice et paix de Lomé, des FLAM de Mauritanie, le RODADHD Niger, le FNDP de Côte d’Ivoire.

Soit une dizaine de pays africains représentés, une dizaine d’organisations françaises et une bonne dizaine d’organisations maliennes... Si l’on peut s’attendre à un sommet Afrique-France ordinaire, le sommet alternatif ne le sera pas.

Cet article a été publié dans Billets d’Afrique 142 - Décembre 2005
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