Survie

Congo-Brazzaville : toujours plus pauvre

(mis en ligne le 1er octobre 2007) - Survie

Pays de 4 millions d’habitants sur 342 000 km² (11,7 hab/km²), le Congo a un PIB (en 2005) de 3 236 milliards de francs CFA soit 4 933 millions d’euros (1 233 d’euros/hab.) Sa production pétrolière de 268 000 barils/jour, en fait le 36e producteur mondial et lui a procuré des recettes de 1 047 milliards de francs CFA soit 1 596 millions d’euros (82 % des recettes budgétaires) en 2005. Le pétrole représente 93 % des exportations, auxquels il faut ajouter le bois (5 %), la potasse, le zinc, l’uranium, le phosphate et le gaz naturel.
La dette publique du Congo s’élevait toutefois en 2005 à 4 329 milliards de francs CFA soit 6 600 millions d’euros (soit 113 % du PIB). Le Congo est quant à lui le 142e pays le plus corrompu sur 163 selon l’Indice 2006 de Perception de la corruption de Transparency International.
Autre chiffre éloquent, il est le 140e pays le moins développé sur 177, selon l’indice de développement humain 2006 du PNUD. En effet, le Congo ne dispose que de 0,2 médecins pour 1 000 habitants (OMS, 2004), pour une espérance de vie de 52 ans (et une mortalité infantile de 108 pour 1 000). Les dépenses publiques de santé sont encore plus faibles qu’au Gabon puisqu’elles ne représentent que 2,5 % du PIB (OMS, 2004).

Aide française En 2005, l’aide française s’élevait à 6,9 millions d’euros, auxquels il faut ajouter une subvention d’ajustement structurel de 26 millions d’euros. Elle a été portée à environ 115,8 millions d’euros sur la période 2007-2011.
Surtout, la France a annulé, en 2005, 782 millions d’euros de dette congolaise et rééchelonné 943 millions d’euros de créances dans le cadre de l’initiative PPTE (Pays pauvre très endetté) dont bénéficie le Congo depuis 2004. En 2006, 65 millions d’euros de dette commerciale ont également été annulés.

Business français La France était en 2006 le premier fournisseur du Congo (30 %) et son troisième client (3,6 %) derrière la Chine (45,7 %) et les États-Unis (34 %).
Les importations françaises sont constituées principalement de pétrole, de grumes et autres bois.
La France y est le premier créancier et le premier investisseur. Plusieurs groupes français sont établis dans le pays de longue date : Total (pétrole), CFAO (distribution), STB (forêt), Bolloré (activités portuaires), Bouygues (BTP), le Crédit lyonnais.

Cet article a été publié dans Billets d’Afrique 162 - Octobre 2007
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