Survie

Bernard Kouchner, le ministre compassionnel

(mis en ligne le 1er novembre 2008)

Si, dans leur livre Sarko en Afrique, Antoine Glaser et Stephen Smith restent aimables dans leur critique de la politique de Sarkozy sur le continent (lire page 10), ils sont, en revanche, plus incisifs à l’égard de Bernard Kouchner. Moins dangereux sans doute. Billets d’Afrique l’avait déjà souligné dès sa nomination : le ministre Bernard Kouchner est bien le poids plume de la politique étrangère de la France. Un peu comme son prédécesseur, Philippe Douste-Bla Bla. Les deux auteurs citent l’Élysée (sans plus de précisions quant à la source) : « Kouchner est un peu le ministre compassionnel, très visible, dans l’urgence, le court terme. À l’Élysée, nous travaillons plus sur la durée, le long terme. » L’illustration de ce que nous appelions, dans ces colonnes, la rhétorique déplorative de Kouchner (Billets d’Afrique n°169). Pis encore si on croit les déclarations du président ivoirien, Laurent Gbabgo : « Kouchner ne dirige pas vraiment un ministère. On ne lui a donné qu’un portefeuille et un cabinet. Quand il est venu me voir, j’ai reçu un émissaire de l’Élysée avant et après pour m’expliquer qu’il ne fallait pas tenir compte de ce que Kouchner disait – parce que ce n’était pas lui qui engageait la France. On s’est donc échangé des parisianismes (…) » Heureusement qu’il lui reste les caméras de télévisions pour exister !

Cet article a été publié dans Billets d’Afrique 174 - Novembre 2008
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