Survie

A la barre de l’Angolagate

(mis en ligne le 1er janvier 2009)

Le 8 décembre, ce fut au tour des seconds couteaux du scandale de l’Angolagate de s’expliquer devant le tribunal. Accusé de recel d’abus de biens sociaux en acceptant un don de 100.000 Francs de la part de Brenco, la société de Pierre Falcone sous forme d’abonnements pour financer la revue de son syndicat, Georges Fenech, magistrat, ancien député UMP, a nié toute implication. Le syndicat, l’Association professionnelle des magistrats (APM), mouvement de droite créé à l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981 dont il était président « s’interdisait de démarcher les entreprises risquant d’avoir des problèmes avec la justice, notamment celles de BTP à la grande époque des scandales sur les marchés publics ». Bien vu ! C’était sans doute plus sûr avec des trafiquants d’armes !
Mais Fenech n’est pas à une contradiction près : « je n’étais pas chargé de faire une enquête sur ceux qui soutenaient mon combat (...) Je n’ai pas creusé davantage ».
Le coup de pied de l’âne est venu du principal accusé, Pierre Falcone qui jugeait que « 100 000 francs, c’était très peu. Au-delà de la cause de l’APM, je trouvais que la justice manquait cruellement de moyens ». C’était donc ça, de la philanthropie !

Cet article a été publié dans Billets d’Afrique 176 - Janvier 2009
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