Survie

Fillon, droit dans ses bottes

(mis en ligne le 1er juin 2009)

C’est avec tout l’aplomb qu’on lui connaît et surtout bien cornaqué par l’Élysée que François Fillon a effectué au Cameroun sa première visite en Afrique. Il a plaidé pour une nouvelle relation France-Afrique, toujours « fondée sur la vieille amitié qui nous unit » mais « débarrassée des scories du passé ». « Nous voulons sortir des malentendus, des clichés, des caricatures ». Un discours toujours rabâché, deux ans après l’élection de son patron.

Le Tchad ? « Chacun voit bien que la solution des problèmes du Tchad ne sont pas au Tchad. Elle se trouve au Soudan, elle se trouve dans le règlement des conflits qui affectent le Soudan et ses voisins », a-t-il répondu aux étudiants de l’Institut des relations internationales du Cameroun (IRIC) à Yaoundé. Ceux-ci voyaient tout autant la responsabilité de la France dans la situation tchadienne. Ce à quoi, Fillon a répondu que « le président Nicolas Sarkozy et lui ne voulaient pas qu’elles [les forces françaises] jouent de rôle dans la politique intérieure du Tchad », « C’est la raison pour laquelle ces forces armées ne sont pas intervenues lors de la crise qui vient d’avoir lieu au Tchad, et qui a vu la victoire armées tchadiennes sur les forces rebelles ». Pas même un peu de renseignement au profit de l’armée tchadienne ?

Cet article a été publié dans Billets d’Afrique 181 - Juin 2009
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