Survie

Une bombe à retardement

(mis en ligne le 1er juin 2009)

Le revenu par habitant en Afrique, déjà si faible, sera en baisse en 2009, pour la première fois depuis 1994. C’est la conclusion de la table ronde organisée le 19 mai à Dakar par la Banque africaine de développement (BAD). Le président de la BAD, Donald Kaberuka, a également indiqué que cette baisse touchera aussi bien « les économies riches en pétrole et minerais que les pays dépendant de leurs exportations agricoles ». A supposer, bien sûr, que les revenus des industries extractives soient redistribués et non pas détournés au profit de gouvernants avides.

Cette réunion était consacrée aux effets de la crise mondiale sur l’Afrique et au cours de laquelle circulait un document intitulé : « L’Afrique et la crise économique mondiale, stratégies pour préserver les fondements de la croissance à long terme ». On pouvait y lire que « le pire est peut-être à venir » car « il apparaît que même le taux de croissance modeste de 2,8% (pour l’Afrique en 2009) aurait été optimiste ». Mais c’est encore trop optimiste à la lecture du rapport annuel d’Amnesty International : « La crise économique est aussi une crise des droits humains : le monde est assis sur une bombe à retardement sociale, politique et économique ».

Cet article a été publié dans Billets d’Afrique 181 - Juin 2009
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