Lu dans le quotidien régional [1] (14 avril 2010), l’entretien avec Pierre Servent, colonel de réserve, journaliste et chargé de cours au Collège interarmées de défense à propos de l’arme de la communication dans les conflits : « En France, le travail d’explication et de pédagogie n’est pas assez important. Le ministre de la Défense se démène. Mais cela ne suffit pas. Il manque plusieurs échelons, notamment au niveau du président de la République. (…) En France, nous pourrions avoir deux à trois fois par an, un débat télévisé avec le chef d’Etat-major des armées, avec à ses côtés l’ambassadeur de France à Kaboul et un général. Rien ne l’interdit ». Dans le genre loufoque, on n’a pas mieux. Et si on commençait par une véritable communication à destination de la représentation nationale ? Assemblée qui pourrait enfin connaître, par exemple, le véritable coût des opérations extérieures et débattre, au hasard, de la présence militaire française en Afrique. Rien ne l’interdit.
[1] Sud Ouest