Survie

Est de la RDC : le rapport explosif de l’Onu

(mis en ligne le 9 septembre 2010) - Billets d’Afrique et d’ailleurs...

Un rapport provisoire du Haut commissariat de l’ONU aux Droits de l’homme révélé par Le Monde (26 août) estime que des faits de « génocide » ont pu être commis en République démocratique du Congo (RDC) en 1996 et 1998 par des militaires rwandais de l’APR ou leurs alliés de l’AFDL.

D’après le journal, ce rapport incrimine également huit armées nationales et 21 groupes armés irréguliers qui ont pris part à la deuxième guerre de RDC entre 1998 et 2003.

Rien de nouveau puisque les observateurs de la région savent de longue date ce que rapporte le Haut-commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme. Ce rapport, bilan d’une décennie ans de guerre (1994-2003) révèle toutefois l’ampleur des crimes commis dans la région.

Deux questions demeurent cependant en attendant sa publication fin septembre : le rapport aborde-t-il la responsabilité de l’ONU et des autorités françaises de l’époque dans ce conflit meurtrier ? Car l’origine de cette abomination que vit encore l’est de la RDC, avec des casques bleus inutiles, trouve aussi son origine dans la protection offerte par l’opération Turquoise, sous label onusien, aux génocidaires hutus fuyant vers l’ex-Zaïre devenu RDC.

En créant des bases arrières au Kivu et en prenant le contrôle des camps de réfugiés hutu, ils ont contribué à déstabiliser une région déjà fragilisée par l’incurie de décennies de gouvernement Mobutu.

Enfin, ce rapport se penche-t-il sur la complicité des multinationales occidentales avides de ressources minières dont la région est si riche ?

Cet article a été publié dans Billets d’Afrique 194 - Septembre 2010
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