Survie

Pétrole tchadien : 12,5 %... mais de combien ?

(mis en ligne le 3 décembre 2010) - Billets d’Afrique et d’ailleurs...

Lors de l’émission Le Débat africain, le 7 novembre dernier sur RFI, le ministre tchadien des infrastructures, Adoum Younousmi a publiquement reconnu que son gouvernement ne pouvait pas contrôler les montants de production pétrolière déclarés par les multinationales implantées dans le pays et sur lesquels sont calculés la part fiscale revenant à l’Etat (déjà ridiculement basse : 12,5% seulement).

« Mais Monsieur le ministre, ce que vous dites est quand même grave. Vous dites : “Nous ne contrôlons pas ce qui est produit.” Ils peuvent vous dire n’importe quoi ! Vous n’avez aucun moyen de vérifier », a insisté le journaliste Alain Foka. « Bien sûr. Absolument », a confirmé le ministre avant de tenter de se rattraper aux branches, affirmant que des audits réguliers étaient organisés, même si le pays ne disposait pas des cadres à même de procéder à cette expertise...

Le drame, c’est que le cas du Tchad est loin d’être une exception, et que toutes les industries extractives procèdent de la même manière.

Mais qui parle de pillage ?

Cet article a été publié dans Billets d’Afrique 197 - décembre 2010
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