Survie

Libye : des vessies pour des lanternes

(mis en ligne le 12 septembre 2011) - Billets d’Afrique et d’ailleurs...

Comme dirait Audiard : « Il ne faut
pas prendre les enfants du Bon Dieu
pour des canards sauvages
 ».

Malgré
les dénégations de l’Otan et des armées
françaises et britanniques, il est évident
qu’il y avait, dès le début de l’intervention
militaire, et même certainement avant, des
unités infiltrées en Libye, forces spéciales,
conseillers militaires et autres barbouzes
qui ont permis l’assaut final sur Tripoli.

Le
Canard Enchainé parle même « de corps
expéditionnaire dont une mission était de
mettre en sécurité les quelque 520 dépôts
d’armes de l’armée libyenne détectés par
l’Otan.
 » Tiens donc ! Encore au mois de
juin, des sources sécuritaires tchadiennes,
françaises et algériennes prétendaient que
les quelques centaines de combattants
du groupe AQMI, « en passe de devenir
l’armée la mieux équipée de la région
 »
s’était procuré des missiles sol-air en
provenance de Libye, (Billets d’Afrique
n°202, 203 et 204).

Improbable alors que
d’après Le Canard (31 août), les services
occidentaux connaissaient l’influence, au
sein de la rébellion, de plusieurs membres
du Groupe islamique combattant libyen
(GICL). Il eut été donc étonnant qu’ils ne
prennent pas la précaution de sécuriser
ces dépôts d’armes.

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Cet article a été publié dans Billets d’Afrique 205 - septembre 2011
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