Survie

Sécurité : la France défend toujours son savoir-faire

(mis en ligne le 7 novembre 2011) - Billets d’Afrique et d’ailleurs...

De Ben Ali, l’ex-dictateur tunisien, à Sassou Nguesso, le président du Con­go Brazza, le gouvernement fran­çais a toujours su choyer ses bons clients.

Du 11 au 13 octobre, près de seize entreprises de l’industrie de défense française étaient représentées à Brazzaville à l’occasion d’un raout commercial organisé conjointement par les ministères congolais et français de la Défense nationale. Il y avait notamment Amesys, filiale de Bull, qui avait équipé le régime de Kadhafi d’un système d’interception électronique sophistiqué lui permettant d’éliminer ses opposants.

Sans rire, on pouvait lire dans la Pravda locale (Les dépêches de Brazza) qu’il s’agissait de « faire découvrir aux deux parties les opportunités de partenariat qui pourraient s’offrir à l’occasion de la mise en œuvre de la loi de programmation de la force publique ».

Dans les mêmes colonnes, l’ambas­sadeur de France, Jean-François Valette, a tôt fait de re-découvrir ces opportunités de partenariat : « Cette manifestation démontre que le Congo s’investit dans la modernisation de son outil de sécurité et de défense. Elle marque également la volonté du pays d’adapter ses équipements aux enjeux liés non seulement à sa défense nationale, mais aussi à l’ensemble de la sous-région du continent africain : comme il l’a montré dans un passé récent et le montre encore aujourd’hui, le Congo entend s’impliquer dans les opérations de maintien de la paix en termes politiques aussi bien que militaires. »

Cet article a été publié dans Billets d’Afrique 207 - novembre 2011
Les articles du mensuel sont mis en ligne avec du délai. Pour recevoir l'intégralité des articles publiés chaque mois, abonnez-vous
Pour aller plus loin
a lire aussi