Survie

Billets d’Afrique

220 - janvier 2013

Dans ce numéro
Édito Arcana imperii Odile Tobner

Le procès des assassins de Firmin Mahé devait être l’occasion d’appliquer pour la première fois la loi pénale ordinaire à des exactions commises par des militaires français au cours d’opérations extérieures. On n’a pas été déçu : en prononçant des peines ridicules au regard de l’horreur du crime commis, la cour d’assises de Paris a reconnu à l’armée coloniale droit de vie et de mort sur l’indigène. En fait de lois de la République, c’est la loi de Lynch que la justice française a consacrée, avec l’approbation de tous les canards qui font l’opinion. C’est en effet (...)