Survie

Le témoin-clé de l’affaire Borrel sain et sauf

rédigé le 1er décembre 2013 (mis en ligne le 9 décembre 2013) - Billets d’Afrique et d’ailleurs...

Le 24 aout 2013 , Mohamed
Alhoumekani a été arrêté à Sanaa au
Yémen.

Seule une mobilisation
associative immédiate a permis que son
incarcération ne soit pas suivie d’une
extradition discrète vers Djibouti. Articles
dans la presse écrite et internet, alertes sur
les réseaux sociaux initiés par l’ARDHD
et Survie, soutiens jusqu’au Yémen,
interviews radio et télévision de la famille
du juge Borrel, ont contribué a alerter
l’opinion publique car il s’agisssait bien
de faire taire le témoin principal dans
l’instruction pour assassinat de Bernard
Borrel .

Si sa comparution devant la justice
yéménite s’est soldée par un non lieu, il a
été arrêté puis détenu pendant plusieurs
semaines en dehors de tout cadre légal. Sa
sortie de prison a eu lieu suite à une
démonstration de force de la tribu
d’origine de la famille Alhoumékani, mais
à son arrivée dans le nord du pays il a été
la cible d’une tentative d’attentat. Un
gendarme qui le protégeait a été tué.

Aujourd’hui, Mohamed Alhoumékani est
sorti de ce guêpier et a réussi à regagner
la Belgique sain et sauf. Il n’a pas dévié
de son témoignage et le clame haut et fort
dans les médias. Il a annoncé qu’il
pourrait porter plainte pour arrestation
arbitraire contre l’état yémenite.

Sa
sécurité ne sera assurée néanmoins que
lorsque la justice française se décidera à
protéger ce témoin et à identifier et mettre
en cause les coupables. A cette occasion
on mesure bien la nécessité d’une loi pour
assurer la protection des témoins en
France.

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Cet article a été publié dans Billets d’Afrique 230- décembre 2013
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