Survie

Areva-Niger : suite, et toujours pas (Can)fin

rédigé le 3 mars 2014 (mis en ligne le 5 mai 2014) - Billets d’Afrique et d’ailleurs...

Dans la revue Projet (janvier 2014), le ministre du développement Pascal Canfin déclarait : « Attention cependant à ne pas réduire notre politique de développement aux montants d’aide ! Quand on consacre quelques dizaines de millions d’euros pour aider les pays du Sud à renégocier leurs contrats miniers ou pétroliers, le coût est faible pour la France, mais quand le dispositif permet, par exemple, de relever les royalties de 5 à 12 %, le gain pour le pays concerné se chiffre en centaines de millions d’euros. »

Ça tombe bien, relever ses royalties, c’est précisément la demande du gouvernement nigérien qui demande à Areva de se conformer à la nouvelle loi minière. De manière plus officielle encore, Canfin déclarait devant l’Assemblée nationale début février que les demandes du Niger étaient considérées comme « légitimes » par son gouvernement.

Une position schizophrène, ou hypocrite : si l’on en croit Anne­-Sophie Simpère, qui suit la renégociation des concessions minières d’Areva pour l’ONG Oxfam (Mediasolidaire, 24/02) « le gouvernement français d’un côté dit que le Niger a raison de demander l’application de sa loi, mais de l’autre il ne veut pas se mêler d’une négociation qu’il qualifie d’une négociation entre une entreprise et le Niger, sauf que cette entreprise est détenue à plus de 86% par l’Etat français... »

Cet article a été publié dans Billets d’Afrique 233 - mars 2014
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