Survie

Annick Girardin sans ingérence

rédigé le 5 mai 2015 (mis en ligne le 2 juin 2015) - Billets d’Afrique et d’ailleurs...

La secrétaire d’État au Développement et à
la francophonie a, au cours de sa tournée
africaine, rencontré au Burkina les
tombeurs de Blaise Compaoré, l’ex­-grand
ami de la France. Au cours de l’entretien,
les représentants du mouvement « Balai
citoyen » ont expressément invité les
Français à se mêler de leurs affaires. En
l’occurrence, il s’agissait de défendre le
bien fondé d’une nouvelle disposition du
code électoral burkinabè, excluant du
prochain scrutin ceux qui avaient soutenu
le projet de putsch constitutionnel de
Compaoré. Mais depuis qu’elle a été
adoptée, les autorités de transition se
heurtent à des pressions des bailleurs de
fonds internationaux, pour réintégrer dans
le jeu politique les caciques de l’ancien
régime.

« Il n’y a aucune ingérence de notre
part
 », a tenté de rassurer Annick Girardin,
avant d’être contredite par l’ambassadeur
de France qui « insiste sur la nécessité
d’éviter des discours "clivants", menaçant
la concorde nationale
 »
(JeuneAfrique.com, 28/04). Le lendemain,
depuis le Niger, la secrétaire d’État appelait
de nouveau à des élections « inclusives ».
Mais sans ingérence...

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Cet article a été publié dans Billets d’Afrique 246 - mai 2015
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