Survie

Pompier pyromane (bis repetita...)

rédigé le 1er septembre 2015 (mis en ligne le 13 septembre 2015) - Billets d’Afrique et d’ailleurs...

Tout le monde sait que l’armée française a volé au secours de la paix en Centrafrique, avec l’opération Sangaris. Tout le monde ne sait pas l’écrasante responsabilité de la France dans la déstabilisation permanente du pays depuis plusieurs décennies.

Dans un rapport publié cet été, (« Bois de sang, comment l’Europe a aidé à financer la guerre en République centrafricaine », juillet 2015), l’ONG Global Witness éclaire un pan méconnu de cette histoire : « des entreprises aidées financièrement par l’Agence française de développement (AFD) sont impliquées dans l’exploitation illégale de la forêt centrafricaine – vitale pour le climat du pays et pour les communautés forestières et autochtones, soit des milliers de personnes. Elles font aussi partie de celles qui ont contribué au financement de la guerre déclenchée par la Seleka », résume le rapport.

« Cette politique fait surtout de la France une complice des abus commis par l’industrie forestière », laquelle a continué à financer les milices après le déclenchement de la guerre civile, pour pouvoir continuer ses lucratives activités...

Cet article a été publié dans Billets d’Afrique 249 - septembre 2015
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