Survie

Faire du vieux avec du vieux

(mis en ligne le 28 janvier 2017) - Billets d’Afrique et d’ailleurs...

Fillon, l’homme qui aime bien « faire partager sa culture aux peuples d’Afrique », se voit déjà président de la République. Son premier voyage de candidat à la présidence aura été pour les forces Barkhane au Sahel, avec rencontre des président Issoufou au Niger et IBK au Mali. Avec ce dernier, un long entretien en tête­-à­-tête de quatre­-vingt­-dix minutes, sans témoin. « Une visite pour se présenter et faire plus ample connaissance », selon un proche collabora­teur du président malien (RFI, 20/12). « Fillon nous a rassurés, car il nous a dit que, s’il était élu, la France ne diminue­ rait pas son effort de guerre au Sahel », rapporte encore un proche du président malien. Vu le coût de l’effort au regard de son efficacité, il est bien le seul à être rassu­ré. Fillon a même choisi son « Monsieur Afrique », si l’on en croit la présentation qu’en fait RFI (25/11) : il s’agit de Bernard Debré, ancien ministre de la coopération de Balladur, mais également confident de Mitterrand dont il fut l’urologue. C’est en tout cas lui qui s’y colle pour présenter la future « politique africaine » de Fillon (RFI, 16/12) : « entreprises françaises », « franco­phonie », « développement », « stabilité », rien de neuf sous le soleil... « Ni indiffé­rence, ni ingérence disproportionnée », ré­sume-­t­-il. Tout est dans le choix des adjectifs...

Cet article a été publié dans Billets d’Afrique 264 - janvier 2017
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