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rédigé le 27 septembre 2017 (mis en ligne le 15 novembre 2017) - Billets d’Afrique et d’ailleurs...

A l’occasion du premier sommet Afrique-Israël, prévu fin octobre à Lomé, l’ambassadrice d’Israël en France est interviewée par Le Monde (01/09) sur les différentes facettes de la coopération proposée par son pays.

« Israël participe à la formation de gardes présidentielles. Ne craignez-vous pas d’être accusé de renforcer des gardes prétoriennes et d’avoir, même indirectement, soutenu d’éventuelles répressions ? », interroge le journal, qui avait sans doute oublié de poser la même question aux autorités françaises.

Réponse de l’ambassadrice : « Cela fait maintenant plus de trente ans qu’aucun officiel israélien dans le domaine de la sécurité n’a plus opéré sur le continent africain ! Cependant, les légendes sont tenaces. »

Comme d’autres pays, Israël sous-traite en effet sa coopération militaire à d’ancien membres de son armée ou de ses services reconvertis dans le privé. Confirmant implicitement que la différence est néanmoins ténue, elle ajoute : « De plus, Israël n’est pas un cas si spécial dans ce domaine car de nombreux pays, y compris européens, agissent encore aujourd’hui dans ce domaine. »

On peut préciser cependant que seuls d’anciens hauts gradés de l’armée israélienne commandent directement aujourd’hui une garde présidentielle et des bataillons de forces spéciales comme, au Cameroun, le colonel Abraham Avi Sivam, mort en 2010 dans le crash d’un hélicoptère de l’armée camerounaise, et le général Mayer Heres, son ancien patron, qui lui a succédé dans ce commandement. Les Américains et les Français sont plus discrets, avec des « conseillers ».

Cet article a été publié dans Billets d’Afrique 270 - septembre 2017
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