Survie

Politique de la « main tendue »

rédigé le 5 août 2019 (mis en ligne le 4 janvier 2020) - Billets d’Afrique et d’ailleurs...

Alors que la dictature burundaise de Pierre Nkurunziza ne donne aucun signe d’ouverture (le chef de la milice Imbonerakure vient même d’être nommé à la tête des médias d’État) et que la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) demande le renouvellement du mandat de la Commission d’enquête du Conseil des droits de l’homme de l’ONU sur le Burundi en raison des exactions commises depuis 2015, qui pourraient être constitutives de « crimes contre l’humanité » (communiqué du 05/08), la décision de la France de renouer sa coopération militaire avec le pays (cf. Billets d’Afrique n°288, été 2019) n’en finit pas de susciter des protestations. « En reprenant une coopération militaire, la France risque de donner plus de moyens au gouvernement burundais pour accentuer sa répression  », dénonce par exemple le Réseau européen pour l’Afrique centrale (EurAc, 25/07), qui réunit des organisations de la société civile de différents pays européens œuvrant dans la région des Grands-Lacs (LeMonde.fr, 30/07) « La France est consciente qu’elle va appuyer militairement un régime qui tue son peuple et elle est pressée à légitimer un processus électoral antidémocratique. La seule question est : qu’est-ce qui fait courir à Paris le risque de partager la responsabilité des crimes impliquant l’armée burundaise ? », s’interroge aussi Pacifique Nininahazwe, un opposant en exil.

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Cet article a été publié dans Billets d’Afrique 289 - septembre 2019
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