Survie

Incitation à la corruption

rédigé le 30 août 2023 (mis en ligne le 2 décembre 2023) - Billets d’Afrique et d’ailleurs...

Début juillet, un rapport du Comité des droits de l’Homme des Nations unies dénonçait une ouverture politique en trompe l’œil de la dictature burundaise, destinée à normaliser les relations avec les partenaires extérieurs : « L’ouverture sur la scène internationale et régionale, initiée par le président Ndayishimiye, si elle est à saluer, ne permet pas de démontrer que la situation a changé. En dépit des discours officiels positifs et rassurants, le pays évolue dans un contexte de monopolisation du pouvoir d’État par un seul parti. (...) L’espace civique se rétrécit avec une intolérance et une répression des libertés publiques qui ont pour corollaire (...) les arrestations arbitraires d’opposants politiques, de représentants d’organisations de la société civile et le maintien d’opposants, de médias ou d’organisations de la société civile en exil », résumait le rapporteur spécial des Droits de l’Homme sur le Burundi (RFI, 08/07/2023). Une monopolisation du pouvoir qui vise évidemment à s’assurer le « contrôle des ressources » du pays. Quelques jours plus tard, le FMI annonçait renouer avec le pays et accordait un prêt au Burundi de 271 millions de dollars sur 3 ans, en vue « de soutenir les réformes économiques » libérales dans le pays le plus pauvre du monde (RFI, 19/07/2023). La manne financière doit également servir à lutter contre la corruption… Au vu de la longue expérience de l’institution financière internationale en la matière, le succès est acquis d’avance !

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Cet article a été publié dans Billets d’Afrique 330 - septembre 2023
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