
Un collectif toulousain regroupant associations, syndicats, collectifs et organisations politiques, organisateur d’une journée de solidarité avec le Sahara occidental le 9 mai, a remporté une victoire face à la mairie de Toulouse. Celle-ci avait décidé de réquisitionner sans justification une salle municipale prévue pour accueillir l’événement, pourtant réservée et payée depuis plusieurs semaines. Saisi en référé liberté, le tribunal administratif a donné raison aux organisateurs.
Lors de l’audience, la municipalité de Jean-Luc Moudenc a tenté de justifier son action en invoquant une prétendue menace à l’ordre public liée au contenu de l’événement. Des arguments qui n’ont pas convaincu le tribunal et qui traduisent surtout le soutien de la majorité municipale à la colonisation marocaine du Sahara occidental, ainsi qu’une volonté de céder aux pressions d’associations qui réclamaient l’annulation de la soirée. Les tentatives d’entrave n’ont pas empêché la mobilisation : plus d’une centaine de personnes ont manifesté dans les rues de Toulouse pour défendre le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. La journée, marquée par des prises de parole, une exposition et une projection-débat, a permis de rappeler le non-respect du référendum d’autodétermination promis par l’ONU depuis 1991, ainsi que l’appui diplomatique et militaire constant de la France à Rabat.